Zammito
Le Zammito regroupe les 22 règles complémentaires de la grammaire de l'Elko. Ces règles ne sont pas indispensables mais permettent l'expression de nombreuses nuances et offre une vision quasi intégrale de la grammaire elkanne.
Sommaire
- 1 Les règles du Zammito
- 1.1 Règle n°1 : LES SHAGAS
- 1.2 Règle n°2 : LA INGAMAS
- 1.3 Règle n°3 : LES INNUTAS
- 1.4 Règle n°4 : LES AFFIXES CUMULES
- 1.5 Règle n°5 : LES INFIXES
- 1.6 Règle n°6 : LES COMPARATIFS
- 1.7 Règle n°7 : LES AUXILIAIRES MODAUX
- 1.8 Règle n°8 : LES AUXILIAIRES TEMPORELS
- 1.9 Règle n°9 : LA VOIX
- 1.10 Règle n°10 : L'ASPECT
- 1.11 Règle n°11 : LA REPRISE
- 1.12 Règle n°12 : LES PRONOMS SUBSTANTIVES
- 1.13 Règle n°13 : LE POLITIF
- 1.14 Règle n°14 : LE MELIORATIF ET LE PEJORATIF
- 1.15 Règle n°15 : LE GENITIF
- 1.16 Règle n°16 : LE LOCATIF
- 1.17 Règle n°17 : LE DATIF
- 1.18 Règle n°18 : LE NOMINATIF
- 1.19 Règle n°19 : LA DEMONSTRATION ET L'ENONCIATION
- 1.20 Règle n°20 : LES CLES REDUITES
- 1.21 Règle n°21 : LES INTERJECTIONS ET LES ONOMATOPEES
- 1.22 Règle n°22 : LES TYPES DE PHRASES
- 2 LIENS INTERNES
Les règles du Zammito
Le Zammito se compose de 22 règles fondamentales développant chacune un aspect essentiel de la grammaire. Il fait partie avec la liste des clés des deux seuls éléments nécessaires pour apprendre l'Elko.
Règle n°1 : LES SHAGAS
Les shagas désignent toutes les constructions élaborées à partir de la lettre "h" (Shaga). Cette lettre n'a pas qui n’a pas de signification particulière c'est pourquoi elle sert de racine asémantique.
ex : Hė !
Dans cet exemple, on utilise un "h" car les affixes ne peuvent pas être utilisés seuls.
Règle n°2 : LA INGAMAS
Les ingamas sont des suffixes particuliers rattachés au mot par le biais d’une apostrophe. Il sont formés à l’aide d’une des treize consonnes de la suite de Bela Daga à laquelle on fixe la voyelle « a ».
‘ba (passé très éloigné) ‘da (passé éloigné) ‘ga (passé proche) ‘za (passé très proche) ‘pa (futur très éloigné) ‘ta (futur éloigné) ‘ka (futur proche) ‘sa (futur très proche) ‘ra (cond. imparfait) ‘ma (cond. futur) ‘na (cond. présent) ‘la (cond. passé) ‘wa (présent)
ex : waki partir waki'ba il y a très longtemps on partait
Règle n°3 : LES INNUTAS
Les innutas sont des auxiliaires réduits à l’une des treize consonnes de la suite de Bela Daga à laquelle on fixe la voyelle « a » ainsi que le ligatif « -u ».
bau (proposition) dau (recommandation) gau (volonté) zau (besoin) pau (capacité) tau (autorisation) kau (obligation) sau (interdiction) wau (présent) rau (présent) mau (futur simple) nau (imparfait) lau (passé simple) wau (énonciation)
ex : Ego waki il part Ego gau waki il veut partir
Règle n°4 : LES AFFIXES CUMULES
En Elko il est possible de cumuler jusqu’à deux affixes sur un même mot. Ce procédé est utilisé pour affiner une signification ou éviter toute ambiguïté.
ex : aigo elles ; kalio embellissement
Règle n°5 : LES INFIXES
Pour former les antonymes ou contraires on utilise l’infixe « -a- » que l’on place après la voyelle de tête, pour former les synonymes on utilise l’infixe « -o- ».
ex : tora fort > toora fort ; toara faible
Règle n°6 : LES COMPARATIFS
Pour traduire le comparatif de supériorité on utilise l’infixe « -i- » que l’on place après la voyelle de tête, pour l’infixe d’infériorité on utilise l’infixe « -e- ».
ex : tora fort > toira plus fort ; toera moins fort
Règle n°7 : LES AUXILIAIRES MODAUX
Ils précèdent les verbes et prennent comme tous les auxiliaires le ligatif « -u ». Ils expriment la modalité et sont parfois présentés plus rarement sous leur forme réduite (innutas).
ex : nodo obligation > Ego nodu waki il doit partir
Règle n°8 : LES AUXILIAIRES TEMPORELS
En plus des quatre auxiliaires temporels de base que vous connaissez déjà, il vous est possible d’en créer de nouveau. Pour cela il vous suffit de choisir la clé adéquate et d’y ajouter le ligatif.
ex : tamo habitude > Ego tamu lataki il a l’habitude de partir en retard
Règle n°9 : LA VOIX
Comme en français il existe 2 voix : la voix active (suffixe « -ii ») et la voix passive (suffixe « -ai »). Par défaut les verbes sont toujours écrit sous leur forme neutre : "-i".
ex : wami manger > wamii manger (forme active) ; wamai être mangé par (forme passive)
Règle n°10 : L'ASPECT
En Elko on distingue deux aspects : le perfectif qui désigne une action révolue et l’imperfectif qui désigne une action en cours.
ex : wami manger > ero wami je mange (imperfectif) ; ero wama j’ai mangé (perfectif)
Règle n°11 : LA REPRISE
La reprise est un procédé très pratique qui évite la répétition d’une même racine. Pour cela on a besoin d’un support neutre, à savoir le shaga « h- »
ex : Ero mera tabo, ho nasa J’ai acheté un livre, il est intéressant
Règle n°12 : LES PRONOMS SUBSTANTIVES
Pour créer un type de personne en fonction de sa caractéristique il suffit d’affixer à la fois un préfixe générique (a,o ou e) et le suffixe pronominal « -o », pour la profession ajouter « -do ».
ex : galo musique > Agalo musicienne Agaldo musicienne professionnelle
Règle n°13 : LE POLITIF
Le politif traduit la politesse, le respect ainsi que le souhait. Il est exprimé au moyen du suffixe « -ė »
ex : Lo tu > Lė vous ; noto nuit > notė bonne nuit
Règle n°14 : LE MELIORATIF ET LE PEJORATIF
On emploie le mélioratif (hau) pour apporter une connotation positive à un mot et le péjoratif (fau) pour obtenir l’effet inverse.
ex : kala beau > hau kala mignon ; fau kala > fashion victim ou bellâtre.
Règle n°15 : LE GENITIF
Le génitif est le cas de l’appartenance, il se marque au moyen du suffixe casuel « -a » et se place en fin de phrase dans le circonstant.
ex : tano arbre > ilapo tana les feuilles de l’arbre
Règle n°16 : LE LOCATIF
Le locatif est le cas de la localisation dans le temps ou l’espace, il se marque au moyen du suffixe casuel « -e » traduit toutes les prépositions et se place en fin de phrase dans le circonstant.
ex : tano arbre > teteko tane le chat est dans l’arbre
Règle n°17 : LE DATIF
Le datif est le cas de la distribution et de l’échange, il se marque au moyen du suffixe casuel « -i » est indispensable avec les êtres animés et se place en fin de phrase, dans le circonstant.
ex : Or lambai tano je regarde un arbre > Or lambai mani je regarde une personne
Règle n°18 : LE NOMINATIF
Le nominatif est le cas du nom, il se marque au moyen du suffixe « -o », c’est le cas par défaut.
ex : Teteko mili bago le chat joue à la balle
Règle n°19 : LA DEMONSTRATION ET L'ENONCIATION
La démonstration s’exprime en au moyen de la clé réduite K et l’énonciation (le moment où le sujet parle) au moyen de la clé réduite W.
ex : tano arbre > ka tano cet arbre ; wa tano cet arbre- ci
Règle n°20 : LES CLES REDUITES
Chacune des treize consonnes de la suite de Bela daga a été utilisée pour représenter les mots et les concepts les plus répandus de la langue, ils fonctionnent comme n’importe quelle autre clé !
b (opposition) d (disjonction) g (3ème personne) z (réciprocité) p (similitude) t (conjonction) k (démonstration) s (réflexion) r (1ère personne) m (affirmation) n (négation) l (2ème personne) w (énonciation)
ex : me oui, to et
Règle n°21 : LES INTERJECTIONS ET LES ONOMATOPEES
Il n’y a pas de règle précise à ce sujet soyez le plus clair possible et utilisez le point d’exclamation !
ex : bum boum
Règle n°22 : LES TYPES DE PHRASES
En Elko il existe quatre types de phrases : la phrase exclamative (a !), la phrase interrogative (e ?), la phrase injonctive (i !) et la phrase déclarative (o .).
- Elo waki e ? Tu viens ?
- Elo waki i ! Viens.
- Elė waki a ! Ah! Vous êtes venu !
Ces lettres correspondent à des bornes utilisées lorsque l'elko est écrit en rundar, la ponctiation courante (? ! ...) n'étant pas requise dans cette écriture.